L’hôpital Victoria : La CTSP dénonce la présence de l’amiante dans quelques-unes des salles

 

«Où sont passées les Rs 100 M prévues pour éradiquer l’amiante ?», telle est la question que se pose Jane Ragoo, porte-parole des membres de la Confédération des Travailleurs du Secteur Privé (CTSP), qui s’étaient rassemblés devant l’hôpital Victoria, à Candos, vendredi 19 octobre, afin de dénoncer la présence de l’amiante dans quelques-unes des salles du centre hospitalier.

 

La porte-parole de la CTSP, a rappelé que, en 2015, le gouvernement avait prévu un budget de Rs 100 millions pour éradiquer l’amiante partout à travers Maurice. Une opération qui devrait comprendre 3 113 maisons à la Cité EDC, le bâtiment Emmanuel Anquetil et la toiture de certains bâtiments de l’hôpital Candos. Elle soutient que la CTSP, qui fait partie d’un comité constitué pour gérer le budget consacré à l’éradication de l’amiante, constate que rien n’a été fait à ce sujet au niveau du gouvernement. Et c’est la raison pour laquelle, les membres de la confédération se demandent où est passé l’argent pour éradiquer l’amiante à Maurice.

 

Par ailleurs, Jane Ragoo veut savoir quand le travail va débuter d’autant qu’on est presque qu’à un an des prochaines élections. De son côté, Reeaz Chuttoo, président de la CTSP, considère, lui, que la situation est grave et qu’il est impératif d’évacuer les patients affectés par ce produit toxique.

 

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Services financiers : Sesungkur dit qu’une restructuration est préférable à une liquidation

 

Le ministre des Services financiers et de la Bonne gouvernance, qui intervenait lors de l’ouverture de la conférence annuelle de l’International Association of Insolvency Regulators (IAIR), à l’hôtel Sugar Beach, à Wolmar, soutient qu’une restructuration des entreprises est préférable à une liquidation.

 

Sudhir Sesungkur a indiqué que plusieurs régimes d’insolvabilité ont évolué et se sont transformés de mécanismes simples en aides complexes de sauvetage d’accompagnement. Ceci afin de faciliter la réhabilitation d’une entreprise, souvent à travers une restructuration de la dette. Il a poursuivi en disant qu’on est tous conscients des conséquences de l’effet domino des défaillances d’entreprises aux dépens des créanciers. Il a dit qu’une restructuration fait plus que sauver une entreprise. Elle conserve la valeur économique, sauvegarde les emplois, conserve les moyens de subsistance, sauve les familles. Il insiste qu’au bout du compte, elle contribue à la stabilité d’une société et à la prospérité économique.

 

Le ministre est aussi d’avis que l’Insolvency Act de 2009 est appelée à subir des changements à la lumière des recommandations faites à la conférence de l’IAIR. Il affirme qu’on envisage des améliorations pour satisfaire toutes les parties concernées. Selon cette loi, le ministre de tutelle a le pouvoir de statuer s’il y a suffisamment de réciprocité dans des cas d’insolvabilités avec des juridictions qui ont des échanges commerciaux ou financiers avec Maurice. Il a soutenu que les partisans de cette approche ont comme argument principal la souveraineté du pays en tant que filet de sécurité.

 

Par ailleurs, Sudhir Sesungkur affirme qu’il y a des arguments irréfutables, qui poussent à abolir cette provision légale, car le pays gagnerait en certitude juridique. La question est d’actualité, car il avance qu’on doit trouver le juste milieu avant que toute décision ne soit prise, en tenant compte du fait qu’on doit maintenir notre avantage concurrentiel en tant que centre financier.

 

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Bar Council : Les nouveaux règlements, n’ont pas encore été finalisés

 

L’avènement des nouveaux règlements que souhaite apporter le Bar Council pour règlementer la profession légale fait débat. L’ordre des avocats s’est réuni, jeudi 18 octobre, pour examiner l’ébauche des nouveaux règlements. La réunion, tenue au siège de la Mauritius Bar Association (MBA), à Port-Louis, a débuté à 14h30 et a pris fin à 16h30.

 

À noter que cette réunion a vu la participation de nombreux avocats. La présentation des nouveaux règlements a été faite par Me Gavin Glover, Senior Counsel, agissant comme modérateur. Me Sanjeev Teeluckdharry, qui fait l’objet d’une demande de sanction par le Bar Council, est intervenu durant les débats. Après la réunion, le président du Bar Council, Me Hervé Duval, Jr, Senior Counsel, a soutenu que les règlements, n’ont pas encore été finalisés. Il s’agissait d’une rencontre informative. Il avance qu’on a recueilli les avis des membres et qu’on a reçu des apports très positifs. Ce qui aidera à peaufiner les règlements. Une minorité a exprimé des réserves sur la capacité même du Bar Council à passer ses règlements. Cependant, il avance qu’on est satisfaits de l’interprétation de la loi et qu’on est prêts à défendre notre point de vue devant la justice.

 

Me Hervé Duval, Jr, Senior Counsel, estime que le conseil est habilité à passer des règlements. Il affirme que le Bar Council n’est pas autorisé à changer la loi et que le souhait le plus cher est que ceux qui ont le pouvoir de faire les lois, viennent avec de nouvelles législations, après consultation pour une solution globale au problème. Car, il déclare que les nouveaux règlements à eux seuls, ne suffisent pas. Le point qui retient le plus l’attention sur les nouveaux règlements proposés, c’est que le Bar Council compte sanctionner ceux qui ne règlent pas leurs contributions annuelles. Il est aussi question d’introduire une suspension provisoire d’un membre, en attendant que la Cour suprême se prononce. Le Bar Council envisage une conférence de presse lorsqu’il aura finalisé les règlements.

 

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Mauritius Duty Free Paradise : Anoop Nilamber sollicité pour le poste de CEO

 

Anoop Nilamber ne sera sans doute pas nommé au poste de Chief Executive Officer (CEO) de la MauBank. En effet, le gouvernement fait marche arrière sur sa nomination. Cependant, l’ancien conseiller de Pravind Jugnauth aux finances est pressenti pour être à la tête de la Mauritius Duty Free Paradise Ltd (MDFP).

 

Pour rappel, c’est en août dernier qu’Anoop Nilamber avait été pressenti pour être à la tête de la MauBank, soit après la démission du CEO, l’Indien Sridhar Nagarajan. Cependant, l’ex-conseiller du Premier ministre aux Finances était au centre d'une controverse après sa nomination à ce poste. Il aurait émis un chèque sans provision de 1 000 euros, le 10 mars 2015. Ce qui, en France, mène automatiquement à cinq ans d’interdiction bancaire. Par la suite, Anoop Nilamber s’est rendu en France pour obtenir des documents prouvant le contraire.

 

Ainsi, pour éviter de s’attirer les foudres de l’opposition, le gouvernement préfère caser l’ancien conseiller au ministère des Finances à la MDFP. Le poste de Chief Executive de cette instance est vacant depuis le départ de Vijay Ram, en septembre dernier. Celui-ci avait démissionné trois semaines après sa nomination à la tête de ce corps parapublic. Anoop Nilamber ne restera finalement qu’un membre du conseil d’administration de la MauBank.

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Consumer Advocacy Platform : Une éventuelle hausse du prix du pain est injustifiée

 

La Consumer Advocacy Platform trouve injustifiée la demande des boulangers pour une hausse du prix. C’est ce qu’a affirmé Mosadeck Sahebdin. Sa réaction fait suite à une demande faite par l’Association des propriétaires des boulangeries, qui réclame une augmentation de 70 sous sur le prix des pains.

 

Les membres de cette association ont eu une réunion, jeudi 18 octobre, avec le ministre du Commerce, Ashit Gungah. Nasser Moraby, président de l’Association des propriétaires des boulangeries, évoque, entres autres, une hausse dans le coût de production. De plus, la compensation salariale des employés pèse lourd sur le budget de ses membres, dit-il. Il a déclaré que plusieurs sujets ont été abordés. Le prix du pain maison est préconisé à Rs 3.30. Bref, on réclame une hausse de 70 sous sur tous les pains.

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Abus sexuel sur mineure : Selven Valliamah écope d’un an et demi de prison

 

La magistrate Niroshni Ramsoondar a infligée à Selven Valliamah, un an et demi d’emprisonnement, vendredi 19 octobre, en cour intermédiaire. Il faisait face à quatre accusations d’attentat à la pudeur sur la fillette de 12 ans de sa compagne. Les faits se sont produits entre 2012 et 2013. Cet agent de sécurité a eu des relations sexuelles avec la jeune fille à Glen-Park, Vacoas, et à Providence, La Marie. Il avait été arrêté après que la fillette a porté plainte contre lui.

 

La victime a raconté dans sa déposition, comment les faits se sont déroulés. Après le décès de son père, sa mère a été emprisonnée. Elle a raconté qu’une fois, Selven Valliamah avait abusé d’elle alors qu’il devait la déposer à l’école. Par la suite, il a récidivé alors qu’ils devaient se rendre chez des proches à Providence. Par ailleurs, Selven Valliamah a comparu devant la même magistrate pour un autre procès dans lequel il fait l’objet d’une charge formelle de complot. Il a plaidé non coupable dans le cadre du meurtre de René Grandcourt, âgé de 76 ans. Le corps de ce vieil homme avait été retrouvé carbonisé, le 25 juillet 2013, à Magenta.

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MMM : démission en bloc du régional du n°11 pour une demande d’adhésion au MSM

 

Face à la presse, vendredi 19 octobre, les membres du régional du n°11 ont annoncé leur démission en bloc du Mouvement militant mauricien (MMM). Le porte-parole du groupe, Jack Bismohun a déclaré qu’on regarde désormais l’avenir et c’est la raison pour laquelle on marchera avec le parti qui peut nous le donner.

 

Jack Bismohun affirme qu’on a constaté que l’avenir est avec un leader qui a une vision et ce leader visionnaire est Pravind Jugnauth, le Premier ministre. Il insiste que le MMM n’est pas un parti démocratique. Il soutient que le parti mauve n’a plus de compétence et qu’il a juste un leader et des suiveurs. Il avance que dans le MMM, si on possède de la compétence, on n’est pas considéré. Ce parti, a-t-il dit, est en chute libre. Il a ajouté qu’on ne voit pas le MMM intégrer le prochain gouvernement et c’est la raison pour laquelle il dit qu’on a décidé de faire de la politique ailleurs. Et les membres du comité régional du n°11 ne comptent certainement pas suivre Paul Bérenger et consorts dans cette chute. C’est ainsi que les membres démissionnaires vont faire une demande d’adhésion au Mouvement socialiste militant (MSM).

 

Pour Jack Bismohun, c’est une demande d’adhésion qui tient pour beaucoup au dynamisme de Pravind Jugnauth. Il affirme que ce dernier est un leader de notre génération. Il est jeune et dynamique. Il a aussi énuméré les réalisations du gouvernement mené par le leader du MSM. Il soutient que le chômage est en baisse. L’investissement étranger est en hausse. Au niveau social, ce gouvernement mène un combat agressif contre la drogue. Il ajoute à ce couplet, le travail abattu par le ministre mentor, sir Anerood Jugnauth, qui malgré son âge avancé il est allé défendre nos droits à la Cour internationale de justice de La Haye, dans le cadre du dossier Chagos.

 

Le porte-parole des membres démissionnaire de la régionale No. 11 révèle avoir eu plusieurs rencontres avec Pravind Jugnauth. Il précise qu’on va commencer à faire un travail sur le terrain. Et d’indiquer que prochainement, c’est le régional n°18 qui démissionnera. La réaction du MMM ne s’est pas fait entendre. Rajesh Bhagwan soutient que c’est un scénario monté de toutes pièces par le MSM. Il avance que c’est faux de dire que les membres du comité régional du MMM du no 11 ont démissionné. Le secrétaire général des mauves affirme qu’il est clair que c’est une affaire montée de toutes pièces et que le MSM est devenu toxique. Il a souligné que le MMM, quant à lui, s’active pour participer seul aux élections générales avec ses 60 candidats et qu’on se tourne résolument vers l’avenir.

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Réforme du régime fiscal : la délégation mauricienne à pied d’œuvre face au Forum of Harmful Tax Practices

 

La délégation mauricienne est confiante face à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). En effet, jusqu’à fort tard, jeudi 18 octobre, les représentants mauriciens devant l’OCDE étaient à pied d’œuvre face au Forum of Harmful Tax Practices.

 

Cependant, ce n’est pas avant plusieurs semaines que la décision de l’OCDE devrait être rendue publique. La délégation mauricienne affiche quand même la confiance. Dans un communiqué de presse, vendredi 19 octobre, la Financial Services Commission (FSC) se dit confiante : ‘The delegation is confident the Forum has been provided with all justifications and information that will help the OCDE’s BEPS inclusive Framework to reach a favorable conclusion about the said Mauritius regimes’.

 

Devant plus de 150 pays, des représentants de la FSC, du bureau de l’Attorney General ainsi que de la Mauritius Revenue Authority ont présenté la réforme du régime fiscal mauricien avec pour objectif, se conformer aux règles de l’OCDE.

 

En effet, l’instance préconise une plus grande parité dans les taux fiscaux imposés aux compagnies étrangères et locales. De plus, l’OCDE préconise un régime fiscal plus sensible au ‘profit shifting’, c’est-à-dire le manque à gagner de pays qui ne reçoivent pas la taxe de compagnies étrangères basées à Maurice et qui préfèrent payer la taxe chez nous en raison du taux préférentiel. Ainsi pour pallier ces lacunes, les autorités ont réformé le régime fiscal régissant l’offshore mauricien. Ils ont éliminé le ‘Deemed Foreign Tax Credit’ pour les compagnies étrangères et l’ont remplacé par la ‘Partial Exemption’. Concrètement, cela veut dire que beaucoup moins de compagnies bénéficieront de la taxe à 3 % et cette option sera aussi disponible aux compagnies locales.

 

À noter que c’est cette réforme que les représentants mauriciens ont présentée devant l’OCDE. Toutefois, c’est le ‘Base Erosion and Profit Shifting (BEPS) inclusive framework’ qui aura le dernier mot. Et décidera si le nouveau régime fiscal mauricien est ‘harmful’ ou ‘non-harmful’. Cela pourrait prendre plusieurs semaines.

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Innodis : la grève mise en suspens, mais pas annulée

 

Atma Shanto, représentant syndical des Cold Storage Workers Union et Farm Workers Union d’Innodis, a, lors d’une conférence de presse, vendredi 19 octobre, affirmé que la grève a été repoussée à une date ultérieure. Il a précisé que la grève a été mise en suspens, mais pas annulée.

 

Il faut faire ressortir que cette décision intervient après que la compagnie a porté l’affaire devant la justice. Innodis a réclamé un ordre pour stopper la grève, qui était prévue pour lundi 22 octobre. Pour rappel, Innodis avait déjà annoncé qu’elle se tournerait vers la cour si le mouvement n’est pas abandonné, surtout que le paiement du boni réclamé par les travailleurs a déjà été annoncé. La compagnie demande aussi au juge d’interdire à Atma Shanto d’inciter les travailleurs à concrétiser le mouvement de grève. Le ministère du travail et la Commission de Conciliation et médiation sont aussi cités par cette affaire. Toutes les parties prenantes devront se présenter à nouveau en Cour le jeudi 1er novembre.

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Dettes Publiques : Xavier-Luc Duval n’approuve pas les dires de Sudhir Sesungkur

 

Le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, a déclaré que le Fonds monétaire international (FMI) suit la situation de près en ce qu’il s’agit de dettes publiques. Il soutient qu’il n’approuve pas les dires du ministre des Services financiers, Sudhir Sesungkur, à l’effet que le FMI n’aurait aucun problème concernant les emprunts financiers de l’État mauricien, qui ne figurent pas dans la dette publique.

 

Le leader du Parti mauricien social-démocrate (PMSD) affirme que le FMI a bel et bien répondu à la lettre qu’il avait initialement envoyée, en juillet dernier, au sujet de la dette publique et l’opacité qui prévaut sur les projets d’envergure nationale. Il soutient que cela fait d’ailleurs un mois qu’on l’a répondu. Si le ministre des Services financiers et de la Bonne gouvernance, Sudhir Sesungkur, dit avoir eu l’assurance du directeur du département Afrique du FMI, Abebe Aemro Sélassié, à Bali la semaine dernière, lors de la réunion annuelle du FMI et de la Banque mondiale, Xavier-Luc Duval avance, lui, être aussi en présence d’une communication officielle.

 

Xavier-Luc Duval avait attiré l’attention de l’organisme sur le fait que le gouvernement serait en train de maquiller des chiffres concernant des emprunts. Selon Sudhir Sesungkur, Abebe Aemro Sélassié lui a bien fait comprendre que cette lettre a été mise de côté et que le FMI n’a rien à nous reprocher. Il déclare que la correspondance qu’il a reçue confirme que l’équipe d’Aemro Sélassié a soulevé la question avec les autorités locales et que la branche africaine du FMI lui a indiqué qu’il y aura des changements lors du prochain budget qui sera présenté par le gouvernement. Il laisse entendre également que la correspondance fait aussi mention des projets infrastructurels. Il déplore ainsi que le ministre Sesungkur n’a rien compris.

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