L’Escalier : Bagarre entre voisins et deux maisons saccagés…

 

Des incidents entre voisins, coups de feu et maisons saccagées se sont produits à La Sourdine, L’Escalier, dimanche soir, 18 juin. Des coups de feu ont aussi été tirés, et un camion a été endommagé.

 

D’après la police, c’est une banale dispute pour une place de parking qui est à l’origine de ces incidents. Vers 18h, un homme de 34 ans, a eu une altercation avec un individu. Ce dernier l’aurait agressé à coup de sabre. Le blessé a été admis à l'hôpital de Rose-Belle. Dans la soirée, un groupes d'individus encagoulés se sont rendus sur les lieux pour riposter. Ils ont, dans un premier temps, endommagé un camion, puis saccagé deux maisons. Ils étaient armés et ont tiré au moins quatre coups de feu. Une habitante de la région, dont la maison a été saccagée, a témoigné sur une Radio privée, lundi matin, 19 juin.

 

L’habitante raconte qu’elle était chez elle et que vers 23h30, un groupe d’individus encagoulés ont commencé à saccager sa maison. Ils ont fait voler en éclats des panneaux de vitres. Sa fille et elle-même, étaient paniquées. Elles ont dû trouver refuge à l’intérieur. Autre témoignage d’un habitant de la région raconte que quand il arrivait chez lui, il a vu ce groupe d’individus entrer dans sa demeure et ils avaient des armes à la main. Il s’est alors allé se réfugier chez son voisin. Ces groupe d’individus ont tout saccagé et ont tiré des coups de feu. Il avance que quand la police est arrivée, elle n’a rien pu faire. Des éléments de la Special Supporting Unit (SSU) et de la Special Mobile Force ont été mandés sur place. Ils ont quadrillé la région. Le calme est revenu aux alentours de 2h du matin et aucune arrestation n’a eu lieu pour l’heure.

 

Bois-Marchand: Il surprend son épouse avec son amant et saccage sa maison

 

Il aura fallu deux coups de feu tirés par un sergent que la situation est redevenue à la normale, à Bois Marchand, dans la soirée du samedi 17 juin. En effet, un homme aurait surpris son épouse avec son amant dans le lit de sa maison. L’époux, furieux, s’est alors mis à tout saccager chez lui. Alertée, la police a été mandée sur les lieux. Les officiers ont tenté de calmer l’homme, mais leur présence n’a pas amélioré la situation. Au contraire.

 

La femme réfute la version de son époux. Elle affirme avoir dormi avec sa fille et sa sœur et qu’il n’y avait pas d’homme dans son lit. De son côté, l’homme a soutenu que sa femme était avec un autre dans sa maison. A la suite de quoi un incident a éclaté, à Bois-Marchand, dans la soirée du samedi 17 juin. Armé de deux sabres de samouraï, l’homme s’en serait pris aux policiers présents. Ces derniers auraient, alors, appelé du renfort. Le public s’est ensuite montré hostile envers les forces de l’ordre en s’interposant pour que l’homme ne soit pas arrêté. Selon les informations policières, il aurait pris en otage un de ses proches afin d’éviter de se faire arrêter.

 

C’est alors que le sergent de service a dû faire usage de son arme à feu pour disperser la foule et calmer les esprits échauffés. L’homme a été arrêté, dimanche 18 juin, et répond à des accusations de séquestration et d’agression de policiers.

 

Petite-Rivière: Libéré, le 12 mars, il revient à la prison avec de la drogue

 

Il semblerait que sa cellule lui manquait. C’est le cas de le dire, car un ancien détenu qui avait été libéré le 12 mars, après avoir obtenu une réduction de peine s’est rendu à la prison de Richelieu, à Petite-Rivière, dans la soirée du vendredi 16 juin. Sa mission : remettre du cannabis, de la drogue synthétique et de l’héroïne à un prisonnier, qui est lui, toujours sous les verrous.

 

L’ancien détenu s’est introduit dans l’enceinte de la prison, qu’il connaît comme sa poche, aux alentours de 23 heures. Il a enjambé la clôture métallique pour y parvenir. Toutefois, peu de temps après, il a été repéré par les gardiens et il a été arrêté. Soumis à un interrogatoire, il devait confier aux surveillants de la prison qu’il était, en fait, l’envoyé spécial du fils du détenu à qui il devait remettre la drogue. L’affaire a été confiée à l’Anti-Drug & Smuggling Unit de la Metropolitan Police.

 

Escroquerie et blanchiment d’argent en Europe : Le couple Sicart arrêté à Maurice

 

Recherché par la police française et européenne depuis deux ans, le couple français Jonathan Sicart, 42 ans, et Carine Sicart-Callejo a été arrêté à Maurice. Les deux Français sont à la tête de la société Callejo-Transports (entreprise spécialisée dans l’acheminement de marchandises) près de Toulouse en France. Suspecté d’escroquerie et de blanchiment d’argent au détriment de la compagnie à hauteur de 5 millions d’euros (Rs 200 millions), le couple s’était installé dans l’île pour fuir la justice.

 

Depuis deux ans, le couple, qui a deux enfants, s’était refait une nouvelle vie. Les ressortissants français avec leur famille s’étaient installés à Case-Noyale, dans l’Ouest du pays. Jouant le rôle d’investisseurs, Jonathan Sicart et son épouse ont mis sur pied une compagnie spécialisée dans les drones. Le 21 octobre 2015, la police mauricienne avait été informée que le couple était dans l’île. Les limiers d’Interpol à Maurice avaient alors enclenché les procédures pour les retrouver. Au bout de deux ans de recherches, leur cavale a pris fin.

 

Bénéficiant de la Mutual Aid Assistance (Commission rogatoire) avec la France, les limiers d’Interpol à Maurice ont procédé à l’arrestation des suspects, mardi matin 13 juin. Un juge d’instruction est également arrivé dans l’île, afin d’enclencher les procédures de rapatriement. Le couple, représenté par Me Yahia Nazroo et un panel d’avocats, a été présenté devant le tribunal de Port-Louis le même jour. Les Français ont été placés en détention et les limiers ont déjà commencé leur interrogatoire, depuis mercredi 14 juin. Il faut dire qu’en rachetant l’emblématique société Callejo, le groupe Jimenez a également conservé 156 salariés sur les 230 que comptait l’entreprise, selon le repreneur, évitant un problème social de grande ampleur dans un secteur extrêmement concurrentiel. Jonathan Sicart est décrit comme un joueur au casino, misant gros, grand amateur de courses de voitures.

 

Grand-Gaube: Un jeune de 24 ans agresse son père pour de la drogue

 

Ce maçon de 50 ans aurait été agressé avec une arme tranchante par nul autre que l’un de ses fils, âgé de 24 ans, dans la soirée de samedi 20 juin. Son corps a été retrouvé gisant dans une mare de sang à quelques mètres de sa maison, à Camp-Dorbel, Grand-Gaube. Son autre fils, qui tentait de les séparer lors de l’altercation, a également été blessé. Il a indiqué aux enquêteurs que c’est la drogue qui est à l’origine de cette dispute entre son père et son frère.

 

L’agresseur a été arrêté, depuis dimanche 11 juin. La police a été mandée sur les lieux et le maçon a été transporté à l’hôpital SSRN, à Pamplemousses. L’état de santé de la victime inspire de vives inquiétudes. Quant au benjamin, il a reçu des soins et a été autorisé à rentrer chez lui.

 

Londres : Un couple mauricien victime d’attaque raciste

 

Un couple mauricien établi à Londres, Angleterre, depuis 12 ans, dit avoir été pris à partie par un individu. Il paraît que la tension est palpable dans certaines régions de l’Angleterre depuis les récents attentats à Manchester et Londres. Des étrangers d’origine asiatique ont été victimes d’agression depuis ces attaques terroristes.

 

La Mauricienne, Rehana, 46 ans, affirme qu’il y a quelques jours, un homme, dont elle ignore l’identité, s’en est pris à elle et à son mari. Alors qu’elle a essayé de défendre son mari, elle a été agressé et dut être transporté à l’hôpital. Elle a retenu les services de l’avocat Bushan Deepchand. Ce dernier affirme que d’autres Mauriciens en Angleterre ont sollicité ses services pour des agressions similaires.

 

L’agresseur d’un policier, Ganesh Niko reconduit en cellule

 

Ganesh Niko, ce proche du ministre Sudhir Sesungkur, arrêté, samedi 10 juin, pour avoir agressé un policier et lui cracher dessus, était déjà en liberté conditionnelle. C’est la raison avancée par le policier Padaruth devant la Bail and Remand Court (BRC), dimanche 11 juin, pour objecter à la remise en liberté de Ganesh Niko. Le policier sentinelle se trouvait devant la résidence du ministre. Ganesh Niko face à une charge provisoire d’‘Assaulting civil agent’.

 

Ce proche du ministre de la Bonne Gouvernance a été reconduit en cellule policière. L’avocat de la défense, Me Avinesh Dayal, a présenté une motion de remise en liberté. Celle-ci sera débattue devant la BRC, ce lundi 12 juin. La police a affirmé que Ganesh Niko a déjà donné sa version des faits, mais il lui reste encore à prendre la déclaration d’autres témoins dans cette affaire.

 

Un policier copieusement insulté par un proche d’un ministre

 

Un policier posté devant la maison Sudhir Sesungkur, fraîchement nommé du gouvernement, se serait fait copieusement insulter par Ganesh Niko, qui est proche du ministre. La victime a fait une déposition au poste de Moka contre ce proche du ministre. L’homme de 36 ans a été interpellé par la CID de Moka, samedi après-midi 10 juin.

 

Les faits, selon le policier, se seraient déroulés dans la soirée, du vendredi 9 juin, aux alentours de 20 heures. Dans sa déposition, le constable explique qu’il était en faction lorsque la voiture du ministre, conduit par son garde du corps, est arrivée devant le portail. La voiture revenait de l’aéroport et à ce moment, un inconnu est sorti par la portière avant de la voiture, et est entré dans la cour du ministre et a commencé à l’insulter, lui demandant s’il ne va pas ouvrir le portail pour que le ministre rentre. Son discours était ponctué de gros mots. Selon la victime, cet homme, qu’il voyait pour la première fois, était sous l’effet d’alcool.

 

Surpris, le policier lui aurait demandé son identité, mais il aurait eu droit à plus d’insultes. L’homme lui aurait ensuite craché au visage. La victime a même demandé au garde du corps du ministre, qui était toujours derrière le volant, de révéler l’identité de l’inconnu qui agissait de manière excité, mais ce dernier a tout bonnement refusé. Dans sa plainte, le constable explique que le garde du corps lui a simplement dit pourquoi, il devait lui révéler le nom de l’individu.

 

Le constable a alors essayé d’arrêter le cracheur, mais ce dernier a pris la fuite en affirmant qu’il est conseillé du ministre. Une déposition de ‘Outrage against depository of public authority’ et ‘assaulting police’ a été faite contre le présumé conseiller et agresseur. Le constable a aussi précisé qu’au moment des faits, le ministre n’était pas dans la voiture car, il venait prendre l’avion. Selon des sources policières, ce cas est traité comme un ‘high profile case’.

 

Mauritius

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