Bébé abandonné dans une mosquée: Aliah, la mère libérée sous caution

 

Après avoir longtemps niée que le bébé abandonné dans une mosquée à Camp-Yoloff est la sienne, Aliah la mère est passée aux aveux, vendredi 24 mars. Arrêtée, elle a été relâchée sur parole après son interrogatoire. Elle a comparu devant la Bail and Remand Court, samedi 25 mars, et a dû fournir une caution de Rs 8 000, et signer une reconnaissance de dette de Rs 75 000. La police n’a pas objecté à sa remise en liberté conditionnelle.

 

Pour rappel, Aliah, âgée de 23 ans, a abandonné son bébé de sexe masculin dans la mosquée Noor E-Islam, à route Nicolay, Camp-Yoloff, mercredi 22 mars. La jeune femme, devra se présenter au poste de police de sa localité les samedis et les dimanches entre 6 heures et 18 heures. Elle a expliqué aux enquêteurs de la Criminal Investigation Division de Port-Louis Nord que c’est sous le coup de la panique qu’elle a commis cet acte. Elle avance qu’elle ne savait pas qu’elle enceinte. Cette employée d’une firme privée de la capitale a ajouté qu’elle était paniquée.

 

C’est le président de la mosquée, qui avait porté plainte au poste de police de Trou-Fanfaron, après avoir découvert le bébé posé à même le sol. Le nourrisson est toujours admis à l’hôpital A. G. Jeetoo, et a été pris en charge par la Child Development Unit. Le surintendant de police Bansoodeb et l’assistant commissaire de police et Divisional Commander Madhow supervisent l’enquête.

 

Batterie-Cassée: Onze individus soupçonnés d’être impliqués dans une série de vols arrêtés

 

La police a procédé à une opération musclée, à Batterie-Cassée, aux petites heures du matin, jeudi 23 mars. Ainsi, onze individus soupçonnés d’être impliqués dans une série de vols dans la région, ont été arrêtés. Trois policiers ont également été agressés, lors de cet exercice.

 

Les proches d’un suspect, Jean Jonathan Babin, 25 ans, arrêté crient à la brutalité policière. Ils déplorent la brutalité policière dans cette affaire. Marie Françoise Babin a déclaré que c’est inacceptable la façon dont les policiers ont brutalisés son fils. Elle avance qu’elle a essayé de le défendre, car elle ne pouvait pas voir son fils se faire embarquer de force de cette façon. De son côté, Brenda Almel, la concubine de Jean Jonathan Babin, enceinte de trois mois, abonde dans le même sens. Elle soutient qu’elle a été bousculée par les policiers et ils l’ont injuriée. En ce qui concerne le suspect, il n’est pas un inconnu de la force policière. Il vient de purger une peine d’emprisonnement.

 

Il faut faire ressortir qu’il y avait une vive tension à Batterie Cassée quand des membres de la Criminal Investigation Division de Port-Louis Nord se sont rendus dans ce quartier de Port-Louis, à la recherche de suspects de vols avec violence. Au cours de cette opération, ils ont été pris à partie par des habitants de la localité. Les agresseurs ont même mordu certains policiers. Les trois membres des forces de l’ordre, qui ont été blessés, ont été emmenés à l'hôpital Dr A.G. Jeetoo, pour y recevoir des soins.

 

Meurtre de Reena Rungloll: Le frère du principal suspect et Johann Barclay arrêtés

 

Il y a eu un développement majeur dans l’affaire du meurtre de Reena Rungloll, 34 ans, survenu en octobre dernier. En effet, samedi 18 mars, la Criminal Investigation Division (CID) de Moka a procédé à l’arrestation de deux suspects. Pour rappel, Reena Rungloll était portée manquante depuis le lundi 31 octobre. Le principal suspect, amant de la victime, Jimmy Amlesh Mahadewa, est ensuite passé aux aveux, peu après. Il avait poignardé la jeune femme avant de brûler le cadavre dans un champ de canne, à Trianon. C’est une dispute qui serait à l’origine de ce drame.

 

Les enquêteurs de la CID de Moka ont arrêté deux nouvelles personnes. Il s’agit, de Nitin Mahadewa, frère du principal suspect, et de Johann Barclay, un jeune homme de 18 ans.

 

Ces deux nouveaux suspects ont été conduits au poste de police de Quartier-Militaire pour les besoins de l’enquête. Ils ont, par la suite, été traduits devant la Bail and Remand Court dans l’après-midi de samedi 18 mars. Une charge provisoire de meurtre a été logée contre les deux hommes. Ils ont été reconduits en cellule policière.

 

Grande-Retraite: Deux sœurs agressées au couteau par leur beau-père, qui se suicide peu après

 

Il ne se passe pas une semaine sans un fait divers à travers l’île. En effet, la énième s’est passée à Grande-Retraite, village situé non loin de Brisée-Verdière. Un habitant de 52 ans s'est donné la mort par pendaison. Il était recherché par la police car il était soupçonné d’avoir agressé au couteau ses deux belles-filles, âgées de 14 et 16 ans respectivement, dimanche soir 12 mars. Ces deux sœurs sont les enfants nés d’une précédente union de son épouse.

 

Le quinquagénaire a mis fin à ses jours sur la propriété de sa mère à Terre-Rouge. La découverte macabre a été faite, mercredi matin 15 mars. Son épouse avance qu’il était sous l'influence de l'alcool quand il s'en était pris à ses deux filles, lors d'une dispute. L’aînée a été admise à l’unité des soins intensifs de l’hôpital de Flacq. L’état de santé de sa sœur est jugé stable. L’épouse a ajouté qu’il a giflé sa fille avant de la poignarder au ventre et au dos. Puis, il s’en est pris à sa sœur.

 

Disparition à Montagne Jacquot: Muddaththir Fanny est le seul rescapé

 

Le corps d’un des adolescents disparus à Montagne Jacquot, mercredi soir 8 mars, a été repêché le lendemain après presque dix heures de recherche par les éléments du Groupe d’intervention de la police mauricienne. Celui-ci n’a, toutefois, pas encore été identifié pour l’heure, mais Muddaththir Fanny est le seul rescapé.

 

D’après ce que l’adolescent, Muddaththir Fanny a déclaré à la police alors qu’il est à l’hôpital, c’est en voulant admirer de près les vagues s’écrasant contre les rochers que les adolescents ont auraient été happés par elles. Il a été le seul à pouvoir s’en sortir. Muddaththir Fanny a raconté que son ami était toujours vivant lorsqu’il est parti chercher du renfort. Il est, pour l’heure, le seul rescapé de la noyade à Montagne Jacquot. Muddaththir Fanny, qui est admis à l’hôpital Jeetoo, à Port-Louis, arrive à peine à parler. Toutefois, le jeune homme de 18 ans a déclaré que lorsqu’il est revenu sur les lieux en compagnie des renforts l’un de ses amis porté disparu, était toujours en vie.

 

Les trois adolescents sont Suhail Rackloo, Wassim Oderuth et Shahaan Jurawon, tous âgés de 18 ans. Les équipes du Groupement d’intervention de la police mauricienne, la National Coast Guard ont repris leurs opérations dans la région depuis, jeudi matin 9 mars, en présence des proches des disparus. Une dizaine d’officiers du GIPM ont profité de la marée basse pour plonger dans l’eau afin de poursuivre les recherches dans l’eau. Le CI Iysurey, responsable de la National Coast Guard de la Western Area indique que tous les moyens ont été déployés pour retrouver les disparus.

 

Parveen Fanny, la mère du rescapé, a déclaré qu’elle n’était pas au courant de cette sortie entre amis à Montagne Jacquot. Elle a indiqué que ce n’est qu’après qu’elle a été informée que son fils était blessé. Cette dernière confie que c’est son époux et lui qui ont alerté les proches des trois adolescents toujours portés manquants. Trois familles vivent dans une angoisse indescriptible depuis hier. Il s’agit des proches de Mohammad Rackloo, Wassim Oderuth et Joorawon Sahaan, les trois adolescents, portés disparus à Montagne Jacquot. Ils ont tenu à assister aux recherches depuis jeudi matin 9 mars.

 

Quatre Népalais en situation irrégulière arrêtés par le Central CID

 

La Tracking Team du Passport and Immigration Office (PIO) continue dans quête de chercher les étrangers, qui sont en situation irrégulière dans le pays. Ainsi, les arrestations se poursuivent dans le cadre des travailleurs étrangers en situation irrégulière à Maurice. Après les quatre étrangers, qui ont été arrêtés par la Tracking Team du Passport and Immigration Office (PIO), le 15 février dernier, et quatre Bangladais dans le nord, lundi 6 mars, cette-fois ce sont quatre Népalais, qui ont été appréhendés par le Central CID, mardi 7 mars. Ils sont soupçonnés d’être sans permis et donc, en situation irrégulière.

 

Les quatre Népalais ont été traduits en cour de Port-Louis dans le courant dans l’après-midi de mardi 6 mars. L’un d’eux affirme avoir été victime de trafic humain. En ce qui concerne Ali Uddin, âgé de 38 ans, Rashid Harun, 33 ans, Mohammed Hafiz 32 ans et Mohammed Mahbub, 25ans, les quatre Bangladais arrêtés lundi 6 mars, la police a objecté à leur remise en liberté. Ils ont été reconduits en cellule policière.

 

Vol à la SBM: Le suspect Peerbux incrimine le récidiviste notoire, Sheik Mohammad Parvez Fatehmamode

 

La police commence à voir un peu plus clair dans le vol à la State Bank of Mauritius. En effet, Mohammed Falyaad Peerbux, 24 ans, arrêté depuis mercredi 1er mars, a révélé le nom du cerveau. En sus d’avoir avoué sa participation dans ce vol, il a aussi incriminé le récidiviste notoire, Sheik Mohammad Parvez Fatehmamode, comme étant le cerveau du vol.

 

Mohammed Falyaad Peerbux a indiqué dans sa déposition à la Criminal Investigation Division (CID) de la Metropolitan Police du Nord que Sheik Mohammad Parvez Fatehmamode l’a recruté, ainsi que six autres individus, pour ce cambriolage. Il a aussi ajouté qu’il pourrait identifier ses complices. Le présumé cerveau a, lui, été interpellé, mercredi 1er mars. Cet habitant de Camp-Yoloff est déjà connu des policiers pour un braquage, en mai 2016, dans la même banque. Mohammed Falyaad Peerbux a expliqué aux hommes du surintendant de police Shyam Bansoodeb, le responsable de la CID, et à son adjoint, l’assistant surintendant de police Kailash Dussoye, que le jour du vol, ses complices et lui, se sont rendus à la banque à bord de deux voitures. Cinq d’entre eux ont pénétré dans la succursale, tandis que deux conducteurs montaient la garde.

 

Il a raconté que le cambriolage a commencé vers 20 heures, le vendredi 24 février, pour prendre fin vers 4 heures le lendemain matin. Rs 3 748 417 et des devises étrangères totalisant Rs 4,2 millions ont été emportées. Jeudi 2 mars, les enquêteurs de la CID se sont rendus à Mahébourg où les sept présumés voleurs avaient partagé le butin et s’étaient débarrassés des pièces à conviction, soit des cagoules et un magnétoscope (DVR), qu’ils avaient emporté de la SBM. Le même jour, les policiers sont allés au Domaine du Moulin, à Goodlands, où ils ont saisi Rs 186 000. Ce qui représente le montant que Mohammed Falyaad Peerbux aurait payé pour l’acquisition d’une Mazda 3.

 

Mohammed Falyaad Peerbux aurait demandé à Mohammad Shabir Joomunally de mettre la voiture à son nom. Les policiers de la CID ont aussi interrogé l’ex-propriétaire de la Mazda 3. Elle a indiqué qu’elle avait passé une annonce pour la vente du véhicule sur Facebook. Le couple Joomunally a été arrêté, en même temps, que Mohammed Falyaad Peerbux, après la perquisition de leur domicile à Terre-Rouge. Le propriétaire de la Mitsubishi Lancer, qui avait été louée à Mohammad Shabir Joomunally, devrait aussi être entendu par la CID. Les 491 douilles, qui ont été saisies à la SBM, ont été envoyées au Forensic Science Laboratory. Ces munitions appartiendraient à un habitant Port-Louis.

 

Drogue: Un touriste belge arrêté avec de l'héroïne cachait dans son corps...

 

Un ressortissant belge de 31 ans, Michael Sevilla, originaire du district de Burgerhout en région flamande, a débarqué à Plaisance, mardi 21 février, sur le vol MK 852 en provenance de Johannesburg, Afrique du Sud. Officiellement en vacances dans l’île, il devait loger dans un hôtel de Mahébourg et comme son comportement était suspect, la police l’a emmené dans l'Interrogation Room de l’aéroport.

 

Il faut dire que c’est grâce à un exercice de ‘profiling’ que les éléments de l’Anti Drug & Smuggling Unit (ADSU) de l’aéroport, emmenés par le Detective Inspector Dominique avec la collaboration des douaniers de la Mauritius Revenue Authority (MRA), ont appréhendé Michael Sevilla pour importation d’héroïne. En effet, le Belge a avoué avoir ingurgité une certaine quantité de drogue. Il a été emmené à l’hôpital Jawaharlal Nehru de Rose Belle pour un examen et admis en salle sous protection policière. Le lendemain de son arrestation, il a restitué une boulette cylindrique recouvert d’un emballage en plastique. Celle-ci contenait environ 11 grammes d’héroïne, estimés à Rs 165 000.

 

Michael Sevilla a quitté l’hôpital le lundi 27 février, et entre temps, une opération de ‘controlled delivery’ n’a rien apporté de concret à l’enquête. Le Belge a été traduit au tribunal de Mahebourg, mardi 28 février. Une accusation provisoire d’importation d’héroïne a été logée contre lui. La police ayant objecté à sa remise en liberté conditionnelle, il demeure en détention provisoire jusqu’au mardi 7 mars.

 

Mauritius

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