updated 10:58 AM UTC, Nov 14, 2019

Le centre d’appels pour les violences conjugales toujours pas opérationnel…

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L’Integrated Service Centre (ISC), au coût de Rs 60 millions, a été lancé en grande pompe, le vendredi 8 mars dernier, au centre Swami Vivekananda, à Pailles, dans le cadre de la Journée internationale de la Femme. Le Premier ministre, Pravind Jugnauth avait parlé d’une initiative avant-gardiste de Mauritius Telecom, mais trois après, ce centre d’appels intégré, qui devait être opérationnel 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 via la hotline 139, ne l’est toujours pas.

 

Il faut dire que l’on déplore le manque de ressources après 16 heures, qui fait qu’il n’y a pas suffisamment d’employés pour répondre aux appels téléphoniques. Pour rappel, l’annonce avait été faite par le Premier ministre en présence de la ministre de l’Égalité des genres, Fazila Jeewa-Daureeawoo, du Premier ministre adjoint Ivan Collendavelloo et du Chief Executive Officer de Mauritius Telecom, Sherry Singh. L’objectif de ce centre d’appels intégré est d’aider à combattre la violence conjugale en fournissant une assistance immédiate, voire juridique, aux victimes.

 

On fait ressortir dans le giron qu’au départ, il était prévu qu’ils soient 34 ‘Family Welfare and Protection Officers’ pour tourner à plein régime, c’est-à-dire, réceptionner jusqu’à 30 appels en simultané par jour. Sauf que le centre ne tourne qu’avec une dizaine d’employés. Au bout du compte, retour à la case départ pour le moment, avec une seule et même ligne en soirée permettant de réceptionner un seul appel à la fois. Dans son discours budgétaire, l’ex-ministre de l’Égalité des genres, du développement de l’enfant et du bien-être familial Aurore Perraud a également fait référence à ce centre. Elle a affirmé que ceci est loin d’être le modèle qu’on était parti voir à la Réunion et qu’on voulait mettre sur place à Maurice.

 

Contacté, la responsable de l’ISC a dit qu’elle dit qu’elle devra demander l’aval d’un haut fonctionnaire avant de faire des commentaires. Même son de cloche du côté de la ministre Fazila Jeewa-Daureeawoo, qui a dit qu’elle reviendrait pour donner des détails, mais toujours rien après.