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updated 7:39 PM UTC, Nov 18, 2019

L’affaire Gorah Issac : La troisième édition de l’enquête suscite des controverses

Shakeel Mohamed, chef de file du Labour à l’Assemblée nationale arrêté lundi dernier sur la base des éléments versés dans le dossier de l’affaire Gorah Issac a secoué plus d’un la semaine dernière. Même si au niveau de la Central CID, on persiste à dire qu’il n’y a aucune instruction venue d’en haut, la troisième édition de l’enquête sur la fusillade meurtrière de la rue Gorah Issac, Plaine-Verte, le 26 octobre 1996 suscite des controverses.

 

Pour rappel, cette fusillade a fait trois victimes Zulfikhar Bheeky, Babal Joomun et Yousouf Moorad, des activistes de l’alliance PTr/MMM. Tout laisse croire que l’interrogatoire Under Warning de Shakeel Mohamed s’est déroulée sous haute tension après les déclarations virulentes du vice-Premier ministre et ministre des Terres, Showkutally Soodhun, et du ministre de la Bonne gouvernance, Roshi Bhadain, à l’encontre du Central CID pour les procédures adoptées lors de l’arrestation et l’inculpation provisoire de Shakeel Mohamed.

 

A noter que Shakeel Mohamed a été inculpé sous quatre charges provisoires, dont celle de Conspiracy to Commit Murder dans l’attentat meurtrier à la veille des élections municipales d’octobre 1996, lundi dernier. Il devait depuis être confronté aux preuves qui ont mené le Central CID à entériner la décision d’arrestation et d’inculpation. Tout semble indiquer que cet exercice ne s’annonce pas facile pour le Centra CID surtout les hommes de loi de Shakeel Mohamed maintiennent que « le dossier est une coquille vide et que les allégations de Khadafi Oozeer ont déjà été considérées comme de la Hearsay Evidence et cela depuis le 16 janvier 2001.

 

C’est carrément une vendetta politique contre la famille Mohamed a fait ressortir l’entourage de Shakeel Mohamed pour une affaire qui remonte à plus de 19 ans. Me Yousuf Mohamed, Senior Counsel et patriarche de la famille se dit prêt à répondre du tac au tac.

 

Depuis les commentaires virulents des ministres Showkutally Soodhun et Roshi Bhadain, le Central CID ainsi que l’ACP Jangi se retrouvent dans une situation délicate. Le Central CID persiste à dire que  l’arrestation de Shakeel Mohamed a été effectuée sur la base des éléments se trouvant dans le dossier à charge. Les procédures établies ont été suivies et qu’il n’y a jamais eu d’instructions venues d’en haut que ce soit dans ce cas ou dans d’autres.

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Allocation de terres de l’État : Des procédures pour mettre fin aux abus et à la braderie des terres

Le vice-Premier ministre et ministre des Terres et du Logement, Showkutally Soodhun, est venu de l’avant avec des nouvelles procédures. Il n’est désormais plus question d’allouer des terres de l’État, surtout les Pas géométriques, à des « protégés politiques sans ressources financières ». Le ministre veut ainsi mettre fin aux abus et à la braderie des terres. C’est l’objectif premier des « Policy Framework and Procedures » qu’il a présenté au Conseil des ministres, vendredi dernier.

 

À travers les nouvelles procédures, Showkutally Soodhun a précisé avoir pris toutes les mesures nécessaires pour éliminer les d’abus. À titre d’exemple, aucun bénéficiaire de bail ne pourra apporter de changements dans son actionnariat dès la réception de la Lettre de Réservation jusqu’à la première année d’opération du business. Ces nouvelles procédures peuvent se décliner en huit étapes :

 

Toute demande d’un lopin de terrain de l’État se fera obligatoirement sur un formulaire qui sera disponible sur le site internet du ministère des Terres et du Logement et à son siège à Ébène.

 

Chaque formulaire sera estampillé, daté et référencé. Un code alphanumérique sera utilisé pour chaque district, afin de permettre un relevé de données rapide, comme le nombre d’applications, les terrains alloués à bail et les terrains disponibles, entre autres.

 

La demande de terrain à bail sera orientée vers un fonctionnaire désigné dans un délai de trois jours, pour enclencher les procédures. Chaque formulaire sera soumis à une vérification minutieuse. S’il n’est pas bien rempli ou s’il est dépourvu d’informations adéquates, la demande sera automatiquement rejetée.

 

Pour les demandes éligibles, les informations fournies seront entrées dans une base de données numérique et postées dans le Registre numérique des terres de l’État. Les dossiers des demandeurs éligibles – individuels – seront passés au peigne fin par un comité technique. Par contre, pour un bail commercial ou industriel, le dossier sera envoyé à un Fast Track Committee mis sur pied par le ministère avant d’être transmis à un Multi-Sectoral Committee qui analysera le projet soumis, surtout le volet du financement. Aucun bail ne sera accordé à un individu ou une compagnie qui ne dispose pas de moyens financiers nécessaires.

 

Après avoir bien vérifié le dossier du demandeur, le comité fera des recommandations au ministre de tutelle. Sous l’article 6 de la State Land Act, il incombe au ministre de tutelle de donner son aval ou de rejeter la demande.

 

Si le ministre a avalisé une demande, il lui faudra rechercher le feu vert du Conseil des ministres. Cette étape s’applique également à une demande d’extension de la superficie du bail et pour le changement de bénéficiaire du bail.

 

Toute demande avalisée par le Conseil des ministres sera rendue publique à travers le site internet du ministère et la Government Gazette. Plus important, le ministère des Terres et du Logement accordera une Lettre de réservation valide pour 18 mois seulement. Plusieurs conditions devront être respectées. Le potentiel bénéficiaire du bail devra effectuer un dépôt dans un délai d’un mois. Son plan de construction de bâtiment et autre aménagement devra être soumis et validé dans une période de six mois.

 

Si toutes les conditions ont été respectées et le ministre a donné son approbation, le demandeur du bail recevra une Letter of Intent. Le contrat de bail sera signé dans un délai de 4 mois. Entre-temps, durant le premier mois, il devra commencer à payer la location du bail et verser sa contribution au sein du Consolidated Fund.

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Investissements étrangers : Intérêt grandissant du secteur privé à s’allier à la puissance financière du Moyen–Orient

Les milliards du Moyen-Orient s’intéressent de plus en plus à Maurice. C’est le cas de le dire car les investissements provenant du Moyen-Orient se multiplient depuis ces dernières semaines. Outre les projets massifs du gouvernement, dans lesquels Dubaï jouera un rôle important, il y a un intérêt grandissant du secteur privé à s’allier à la puissance financière de cette région du monde pour plusieurs projets, notamment dans l’immobilier.

 

On parle beaucoup des investissements massifs dans des projets d’infrastructures à Maurice depuis ces deux dernières semaines. Outre l’aide habituelle de l’Inde et d’autres pays amis, une nouvelle tendance se dessine : l’intérêt grandissant des pays du Moyen-Orient pour Maurice. Au-delà des négociations que le gouvernement mène avec Dubaï Ports (DP) World pour le développement portuaire, plusieurs projets privés sont en cours de réalisation, grâce aux milliards provenant du Moyen-Orient.

 

C’est surtout dans l’immobilier qu’on note un intérêt de la part des investisseurs du Moyen-Orient. Selon une source autorisée, un projet à Grand-Baie est déjà sur la rampe de lancement. Tout laisse croire que ce projet qui comprenne des investissements de Rs 1, 5 milliards,  a déjà obtenu le feu vert des autorités. Les investisseurs arabes veulent construire des villas de luxe, des restaurants et un centre de bien-être sur une superficie de huit arpents. Les travaux devraient démarrer en mars 2016.

 

Autre projet qui intéresse sérieusement les investisseurs dubaïotes : un hôtel dans le Sud, dans la région de Macondé. Le projet en est, cependant, aux étapes préliminaires. Une étude de faisabilité doit être complétée, ainsi que le business model. Le partenaire local des investisseurs reste également à être déterminé. En ce qui concerne le projet de la deuxième phase d’Azuri, un projet Integrated Resort Scheme (IRS) situé à Roches-Noires et faisant désormais partie des Smart Cities que veut promouvoir le gouvernement, il intéresse aussi les investisseurs du Moyen-Orient. Le projet comprend 132 nouvelles résidences. Selon une source au BoI (Board of Investments), l’investissement escompté est de l’ordre de Rs 2,5 à 3 milliards et ce projet a déjà démarré.

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Sommet du Commonwealth

SAJ: “Paris to emerge as the symbol of the global fight against terrorism…”  

Vibrant appel du Premier ministre, sir Anerood Jugnauth lors du sommet du Commonwealth à La Valette, Malte pour que le sommet du changement climatique de Paris, COP 21, ne se transforme pas en un dialogue de sourds. Il a ainsi profité de l’occasion  pour mettre l’emphase sur le double défi de Paris dans la conjoncture, soit se présenter comme le symbole de la lutte contre le terrorisme et de la lutte commune pour sauver la planète Terre. « We must therefore see Paris emerge as the symbol of the global fight against terrorism and the symbol of our common battle to save the planet”, a declare le PM.

 

Profitant de sa présence au sommet, SAJ a eu une séance de travail avec son homologue de Malte, Joseph Muscat, où il a été question de coopération dans le domaine portuaire, en l’occurrence le potentiel de Maurice en Dry Docking, l’Ocean Economy et les services financiers. Par ailleurs, il est aussi prévu que, le Premier ministre tentera de soulever le dossier de la souveraineté de Maurice sur les Chagos avec son homologue britannique, David Cameron, si l’occasion se présente.

 

Concernant l’enjeu du changement climatique, il a d’emblée fait comprendre à ses pairs du Commonwealth qu’il est grand temps d’aller au-delà des mots.  Il a ainsi mis en garde contre tout dialogue de sourds qui pourrait se dérouler dans la capitale française en ce début de semaine. « Whilst it is no doubt important for each country to put across its perspectives and concerns, let us caution against engaging in a dialogue of the deaf,” a t-il précisé. SAJ a aussi fait comprendre qu’il y a des risques que la récente vague d’attentats terroristes, notamment ceux du vendredi 13 à Paris, pourrait reléguer au second plan la préoccupation majeure du changement climatique. « The terror attack that has triggered the forging of a new global solidarity to combat the deadly threat of terrorism should compel us to realise that Climate Change is no less deadly”, a-t-il dit. 

 

Le Premier ministre  a situé l’importance du sommet de Paris à deux niveaux, d’abord transmettre le message que le monde ne cédera pas aux terroristes.

 

Au chapitre du plan d’action, le Premier ministre a énuméré sept obligations cruciales, soit

(1) Un accord universel qui soit juridiquement contraignant

(2) Des réductions significatives et concrètes des émissions de gaz à effet de serre sur la base de « common but differentiated responsibilities »

(3)Une limitation de la hausse de température inférieure à 1,5° C au-dessous des « pre-industrial levels »

(4) L’élaboration de stratégies de Low Emission Development

(5) Des modalités bien définies pour la mise à exécution des Nationally Appropriate Mitigation Actions (NAMA)

(6)Un mécanisme séparé et distinct sur le plan international sur les pertes et dégâts avec des « climate impacts exceeding the limits of adaptation » et

(7)Le développement  des capacités pour aborder des risques découlant des changements climatiques.

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