updated 8:22 AM UTC, Oct 17, 2019

Attentat à la pudeur : la version de la victime donnée à la police ne corrobore pas celle donnée en cour

 

La décision est tombée en cour intermédiaire, depuis mercredi 26 juin. En effet, la victime présumée allègue qu’un individu est entré chez elle, a tenté de l’étrangler et lui a fait subir des attouchements sexuels. Sauf que sa version donnée à la police ne corrobore pas celle donnée en cour. De ce fait, l’affaire contre Deenoo Louis David, accusé d’attentat à la pudeur, a été classée par la magistrate Darshana Gayan.

 

D’après la victime présumée, une habitante de Ste-Croix, les faits remonteraient, 25 août 2015. Elle raconte qu’elle regardait la télé dans sa maison, lorsqu’elle a entendu un bruit. Elle affirme qu’elle a continué à regarder son film mais qu’elle a vu l’accusé devant elle. Elle a appelé au secours après qu’il l’a déchiré sa robe et il a essayé de l’étrangler. Elle avait aussi dit à la police qu’il s’est enfui peu après. Or, en cour, elle dit avoir entendu un bruit à l’arrière de sa cour et c’est en sortant pour s’en enquérir que l’individu l’aurait suivie avant de déchirer ses vêtements pour commettre des attouchements sur elle. Selon ses dires, l’homme aurait même essayé de la violer mais a dû prendre la fuite à l’arrivée de son beau-père.

 

La victime est revenue avec une version légèrement différente quand elle fit contre-interrogée par la défense. Elle avance qu’il n’avait pas pu enlever sa robe. Le rapport médical de la fille qui s’est fait examiner indique qu’il n’y a eu aucune trace d’étranglement visible sur le cou. D’ajouter que si elle avait été étranglée, elle n’aurait pas eu la force de crier. « It is apparent that the said dress was slightly torn at upper chest region… and it cannot be sufficient for accused to remove the said dress », a remarqué la magistrate, qui a également pris note sur le ‘bad-blood’ qui existe entre les deux parties. Elle estime qu’il y a des inexactitudes dans la façon dont la présumée victime a dressé une chronologie des événements. De ce fait, la magistrate a indiqué que la version de l’habitante de Ste-Croix est incohérente et dotée de contradictions.

 

Vallée-Pitot : un enfant de 8 ans meurt sous la douche

 

Un garçonnet de 8 ans, a connu une fin atroce, jeudi après-midi 27 juin. En effet, ce jeune habitant de Vallée-Pitot a perdu connaissance alors qu'il prenait sa douche. Son décès a été constaté à l’hôpital. Selon les premiers éléments de l’enquête, une fuite de gaz serait à l’origine de ce drame.

 

La mère du petit, Zainaab Soobadur, 27 ans, est inconsolable. Pendant la journée, son fils était parti en excursion, organisée par son école. Vers 16h30, le petit, qui en Grade 3, est rentré à la maison. Il dira à sa maman qu'il allait prendre son bain. Elle raconte que son fils était très content de sa sortie avec ses potes de l’école et il racontait sa journée. Peu après, l’enfant a enlevé ses vêtements pour le placer dans la machine à laver avant d’aller prendre soin bain. L’enfant s’est donc rendu à la salle de bains. Cependant, après un certain temps, la mère a constaté qu'il n’était pas sorti de la douche.

 

Zainaab Soobadur affirme qu’elle s’occupait d’un salon au rez-de-chaussée et que son époux, lui, s’occupait de leur fille de 38 jours. Elle avance qu’elle croyait que son fils avait terminé sa douche. Elle dit qu’on l’a cherché. La porte de la salle de bains était verrouillée de l’intérieur et il a fallu la forcer. En ouvrant la porte, les parents ont découvert leur enfant gisant inconscient. Ils l’ont transporté d’urgence à l’hôpital Dr A. G Jeetoo. Toutefois, une fois sur place, le personnel soignant n’a pu que constater le décès du petit. La police de Vallée-Pitot a été alertée. Selon les premières indications, une fuite de gaz serait à l’origine de cette tragédie.

 

 

 

Agressé pour une cigarette, un boutiquier se retrouve avec 14 points de suture à la gorge

 

Seeva M., 66 ans, boutiquier de Cité GRNO, est passé très près de la mort, mercredi après-midi 26 juin. En effet, pour une cigarette, il a été agressé au cutter dans son commerce. Blessé, il se retrouve avec 14 points de suture à la gorge. Le suspect s’est fait épingler peu après les faits.

 

Le gérant de la boutique soutient qu’avec un millimètre près, il aurait la veine du cou tranchée. Boutiquier, voilà une trentaine d’années, il explique qu’il n’a jamais rencontré de problème jusqu’à ce mercredi après-midi. Il dit connaitre celui qui l’a agressé. Aux dires de la victime, son agresseur est un habitant de la localité. Il raconte qu’il est venu en quelques occasions dans la boutique, mais ne s’est jamais montré violent. Toutefois il avoue que ce dernier aurait un penchant pour la bouteille et il se drogue aussi. Mercredi 26 juin, vers 13 heures, Seeva M. est seul dans la boutique. Il explique qu’à cette heure, il n’y a pas grand monde, mais sa boutique reste ouverte. Un habitant du quartier est entré et il demandait une cigarette et la victime lui aurait dit qu’il n’a pas et qu’il vend seulement par boîte. Le boutiquier qu’il a remarqué que le suspect n’était pas dans son état normal.

 

Alors que Seeva M. s’y attendait le moins, la personne a retiré un cutter de sa poche. Il dit que tout d’un coup, il a retiré un cutter de sa poche pour l’agresser. Alors qu’il est derrière le comptoir, le boutiquier se défend. Il dit qu’il est parvenu à le désarmer. Le cutter est tombé, mais les deux hommes en sont venus aux mains. Il dit qu’il a réussi à le chasser de sa boutique. L’agresseur s’est sauvé, mais dans le feu de l’action, il dit ne s’être pas rendu compte qu’il saignait. Il affirme que quand il est sorti de la boutique pour l’attraper, les passants lui ont dit qu’il saignait. Il y avait du sang sur ses vêtements. C’est ainsi qu’il a constaté qu’il a une entaille au cou.

 

Sans perdre un instant, aidé par des volontaires, le sexagénaire a été emmené à l’hôpital Dr A. G. Jeetoo pour les premiers soins. Il a ensuite consigné une déposition pour agression au poste de police de Line Barracks. Gianno R., suspect dans cette affaire, a été épinglé par la police le jour même. Il a passé la nuit en cellule policière.

 

La victime est consciente d’être revenue de très loin après son agression. Il soutient que demander une cigarette était une ruse. Il dit qu’il est convaincu que Gianno R. est venu dans sa boutique avec la ferme intention de le voler. Il voulait l’agresser et ensuite en profiter pour faire main basse sur la caisse.

 

Prison de Petite-Rivière : un mineur aurait été aspergé de gaz lacrymogène par un inspecteur

 

Un inspecteur de police est actuellement dans le pétrin. En effet, la Commission des droits humains enquête sur un cas selon lequel il aurait aspergé du gaz lacrymogène sur un mineur de 15 ans en détention, au poste de police de Petite-Rivière. Les faits se seraient produits il y a environ deux semaines.

 

Il faut faire ressortir que la Commission a exigé que les images enregistrées sur des caméras CCTV du lieu de détention, ainsi que toutes les entrées faites concernant cette affaire soient déposées pour les besoins de l’enquête. L’Ombudsperson for Children, Rita Venkakasawmy, dit vouloir enquêter avant de faire une déclaration. Selon les faits qui se sont déroulés, il y a deux semaines, un soir, l’adolescent qui était en détention pour une affaire de vol éprouvait un besoin pressant. Il a ainsi demandé à l’inspecteur de police de faction d’ouvrir la porte de sa cellule pour qu’il puisse aller se soulager dans les toilettes qui se trouvent à l’extérieur du centre de détention. Le haut gradé aurait refusé. Le mineur se serait montré turbulent et aurait commencé à se montrer violent.

 

Agacé, l’inspecteur de police se serait saisi de sa bombe de gaz lacrymogène et aurait ensuite aspergé le mineur. L’adolescent s’est ensuite plaint de brûlures au nez et aux yeux, entre autres, confie une source à la Commission des droits humains. Selon des renseignements, ce n’est que le lendemain matin que le responsable du poste de police aurait été alerté de la situation. Cela, par le biais d’un autre détenu. Une entrée a ensuite été effectuée dans l’Occurrence Book de la police et l’inspecteur aurait été sommé de donner sa version des faits. Le mineur aurait également quitté le centre de détention de Petite-Rivière.

 

Un haut gradé ayant travaillé au poste de police de Petite-Rivière précise que c’est un cas flagrant d’abus de pouvoir. Les Federal Streamers sont utilisés, par exemple, pour immobiliser un individu. Asperger un détenu, et de surcroît un mineur, de cette substance qui provoque des irritations est une entorse au code de conduite des policiers. L’Ombudsperson for Children, Rita Venkatasawmy, n’a pas voulu commenter cette affaire pour le moment. Elle dit qu’elle compte enquêter d’abord avant de faire une quelconque déclaration. Des officiers de l’Independent Police Complaints Commission ont aussi été contactés. L’un d’eux a déclaré qu’on n’est pas au courant de ce cas pour le moment. Peut-être que les parents du mineur viendront porter plainte dans le courant de cette semaine ou la semaine prochaine. L’inspecteur Shiva Coothen, de la cellule de communication de la police, dit attendre les conclusions de l’enquête menée par la National Human Rights Commission avant de commenter.

 

Bel-Air Rivière-Sèche : Yashvin Junglee introuvable depuis le 24 mai dernier

 

Parti s’acheter des cigarettes, depuis le vendredi 24 mai dernier, Yashvin Junglee, 29 ans, un jeune diplômé en informatique est introuvable. C’est un mystère autour de sa disparition et sa famille vit dans l’angoisse.

 

Cet habitant d’Ernest-Florent, Bel-Air Rivière-Sèche, a pris sa bicyclette pour partir acheter des cigarettes à la boutique de la localité et n’est jamais retourné à son domicile. La police de Bel-Air a retrouvé la bicyclette en bordure de route près d’un champ de canne sur un terrain de réserve appartenant à la propriété Beau-Champ, qui donne accès à une cascade, mais aucune trace de Yashvin. Deodas, le père de la victime, explique que son fils est un garçon sans histoire. Il dit qu’il aimait faire des virées avec ses amis et à la cascade. Il cherchait de l’emploi après l’expiration de son contrat de travail sous le programme YEP à la Sécurité sociale. Il n’avait aucune tendance suicidaire. Il dit que la disparition de son fils l’inquiète. Cependant, Deodas concède que le comportement de son fils l’intriguait après avoir reçu des appels téléphoniques une semaine avant sa disparition.

 

Quant à la mère de Yashvin, elle demande à la police de ne pas négliger l’hypothèse que son fils ait été kidnappé et séquestré. Elle demande aux amis de son fils de communiquer les informations qu’ils ont à leurs dispositions. En larmes, elle affirme que la famille manque Yashvin et qu’on ne peut vivre sans lui. Les recherches de la police et les proches, amis et parents de Yashvin n’ont rien donné de concret. Le vélo de la victime a été retrouvé, mais aucun signe de vie de Yashvin. Même les plongeurs du GIPM ont été mis à contribution. Ils ont fait des recherches dans et aux alentours de la cascade de la localité, mais en vain. La police et les parents de Yashvin continuent les recherches.

 

Trou-d’Eau-Douce : un mécanicien dit avoir été séquestré et battu pendant deux mois

 

Un habitant de Phoenix, mécanicien et âgé de 20 ans, est traumatisé. En effet, il s’est rendu au poste de police de Trou-d’Eau-Douce, mardi 25 juin, pour faire une déposition. Dans celle-ci, le jeune homme qui portait des blessures sur le corps a raconté aux policiers avoir été séquestré et agressé dans un bâtiment de l’endroit pendant deux mois. Il dit qu’un groupe d’individus serait à l’origine de sa séquestration. Il a réussi à s’échapper, mardi 25 juin.

 

Le jeune homme raconte qu’il a été brutalement agressé pour une énième fois, lundi 24 juin. Il soutient qu’il a forcé l’antivol d’une des fenêtres pour pouvoir s’évader. Il a toute de suite pris la direction du poste de police. Après ses premières déclarations, il a emmené les policiers sur les lieux où il avait été séquestré. Sur place, les membres des forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation de onze personnes. Parmi elles, deux individus ont été formellement identifiés par le mécanicien comme étant faisant partie de ses agresseurs.

 

Il faut faire ressortir que lors d’une perquisition, qui a été menée dans la foulée, des tuyaux en PVC et des gourdins ont été saisis sur les lieux. Le mécanicien a expliqué qu’il avait été agressé avec ces tuyaux et les gourdins tous les jours. Les deux suspects, âgés de 54 et 29 ans, et qui résident à Phoenix et Plaine-Verte respectivement, ont été arrêtés. Ils ont été maintenus en détention policière. Les neuf autres individus interpellés ont été autorisés à regagner leur domicile. De son côté, le jeune mécanicien a été transporté à l’hôpital pour des soins.

 

Une femme enceinte et son bébé meurent lors d’une intervention chirurgicale

 

« Elle devrait être hospitalisée aujourd’hui pour pouvoir accoucher dans deux jours par césarienne », confie en larmes, Binyamine Kurmally, 31 ans, et l’époux d’Amber Hassan, une Pakistanaise de 41 ans. Cette dernière est décédée avec son bébé, lors d’une intervention chirurgicale, à l’hôpital Jeetoo, mardi matin 25 juin.

 

Binyamine Kurmally est sous le choc et il n’en revient pas d’autant que l’accouchement de son épouse était prévu initialement pour ce jeudi 27 juin. Il affirme qu’il était aux alentours de 3 heures mardi matin quand son épouse a commencé à se sentir mal. Il dit qu’elle se sentait extrêmement faible et elle souffrait des douleurs de partout. Elle a été transportée à l’hôpital. Les médecins ont tout fait pour la soigner mais en vain. Selon les premières déclarations de l’époux, sa femme a cessé dans un premier temps de respirer pendant quelques secondes. Il dit que cela a affecté le et il n’a pas survécu. L’état de santé de son épouse était très critique et l’époux dit que selon les médecins, elle avait au moins 40 % de chance pour survivre.

 

Amber Hassan laisse derrière elle deux enfants en bas âge : un an et trois ans. De son côté, le personnel soignant est d’avis que le bébé était déjà mort à l’arrivée de sa mère à l’hôpital. Cependant, selon Binyamine Kurmally le bébé respirait toujours quand ils arrivaient à l’hôpital. Le ministère de la Santé a été prévenu des faits et le rapport de l’autopsie pratiquée par le médecin légiste a attribué son décès à un choc hypovolémique.

 

Ainsi, suite au décès d’Amber Kurmally et son bébé aux petites heures à l’hôpital Jeetoo, le ministère de la Santé décidé d’initier une enquête. Au niveau du ministère de la Santé, on nous informe que la maman est arrivée à l’hôpital dans un état préoccupant. Plus de deux médecins l’ont pris en charge pour ses soins et il y a eu plusieurs réanimations au courant de l’intervention. Une source du ministère conclut que malheureusement elle n’a pas survécu.

 

Goodlands : mort tragique du caporal Yashdev Auckloo à l’issue d’un accident

 

Les habitants de Tranquebar ainsi que la famille Auckloo sont en émoi. En effet, Yashdev, plus connu comme Umesh, 49 ans, est tragiquement décédé, lundi matin 24 juin, à Goodlands, dans une terrible collision entre le van qu’il conduisait et un camion de pompage d'eaux usées. La victime était caporal à la Major Crime Investigation Team (MCIT).

 

La belle-sœur de la victime confie que la famille est sous le choc. Yashdev venait de perdre son père et le coup est dur. Elle affirme que c’est difficile de résumer en quelques mots ce que son beau-frère a été pour eux. Elle dit que c’est une tante qui les a informés de la mauvaise nouvelle en début de matinée de lundi. Elle avance que c’était très difficile pour elle de réagir sur le coup. Elle dit qu’on se demande ce qu’il se passe dans la famille. Le père de Yashdev est mort dernièrement puis le frère du père est aussi décédé et maintenant, c’est le fils. Elle confie que c’est difficile pour eux de digérer cette nouvelle perte d'un proche. Elle dit se souvenir d’Umesh comme étant un très bon garçon, un très bon fils, un très bon père et cousin qui aimait la vie. Il était quelqu’un de formidable. La voix empreinte d’émotions, elle explique qu’il avait un van et qu’il était sorti pour dépanner. C’est tout et qu’on n’en sait pas plus.

 

Le caporal Yashdev Auckloo était affecté à la MCIT depuis l’année 2005. C’était feu Prem Raddhoa qui dirigeait à ce moment-là cette unité d’investigation criminelle. Ce père de famille a travaillé sur plus d’une cinquantaine de cas de meurtres au sein de la MCIT. Yashdev Auckloo était en service sous la supervision de l’ex-inspecteur Ranjit Jokhoo. Ce dernier se rappelle d’un policier bosseur. Il dit qu’on a travaillé ensemble. Il était très gentil, discret et était très souvent souriant.

 

Par ailleurs, cette collision mortelle a fait également une autre victime. Il s’agit de Torry Seetul Ramchurn, une habitante de Grand-Gaube, âgée de 39 ans. Elle se trouvait en compagnie d’une autre collègue dans le ‘contract bus’ à l’arrière du van de transport. Tous les deux allaient au travail. Pour sa part, la collègue de Torry Seetul Ramchurn, une habitante de Roche-Terre, âgée de 22 ans, a été grièvement blessée. Elle a été hospitalisée. Cette dernière souffre de fractures au niveau du bassin, la jambe et à une épaule. Elle a été placée sous observation médicale.